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| Tuesday, 29 July 2008 18:48 | ||||||||||||
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location voiliers antillesLa location voiliers antilles se déroule principalement dans le port du Marin. Les bateaux partent du Marin vers le sud en direction des Grenadines. La location de voiliers aux antilles est réalisée dans un cadre fixe défini par le contrat de la fédération des industries Nautiques (FIN). TRINIDAD ET TOBAGOLa colonisation espagnoleL’histoire complexe de l’exploitation européenne commence avec l’arrivée de Christophe Colomb qui débarqua à l’île de Iere, baptisée Trinidad lors de son troisième voyage, le 31 juillet 1498. Quoique jouissant d’une position stratégique exceptionnelle au voisinage des célèbres salines d’Araya et des îles perlières de Margarita Cubagua, devant l’embouchure de l’Orénoque, Trinidad et Tobago, placées sous la juridiction fictive de Porto Rico, n’attirèrent guère l’attention des autorités espagnoles jusqu’en 1595. Relais possibles pour les convois qui se dirigeaient vers la côte de terre ferme, manquant d’or et de métaux précieux, les îles furent des lieux de résistance des indigènes aux raids des Espagnols qui venaient les capturer. Deux cents captifs Caribs furent transportés à Porto Rico et à Santo Domingo en 1520 pour y servir d’esclaves. En représailles, les tentatives de pénétration de 1521, 1530, 1569 et 1571 furent durement contrées par les guerriers amérindiens qui détruisirent les forces du premier gouverneur don Antonio Sedeno, nommé par le roi en 1530, ainsi que deux groupes de missionnaires envoyés pour les évangéliser. Le gouverneur Antonio de Berrio, qui visait à utiliser Trinidad comme base d’exploration vers l’El Dorado et les «très riches provinces de Guyane», chargea en 1592 Domingo de Vera de conquérir l’île. Attirée par des promesses utopiques, une nuée d’aventuriers, y compris les Anglais Robert Dudley et Walter Raleigh en 1595, s’abattit sur l’île, à la recherche de l’or. C’est dans cet environnement dominé par la contrebande que se développa, au tournant du siècle, le commerce du tabac et, plus tard, du cacao, ainsi que la traite négrière pour l’approvisionnement en main-d’œuvre des plantations qui s’établissaient.Le gouverneur de Santa Fé résuma la situation dans une lettre adressée au roi le 20 janvier 1608 quand, après avoir souligné la faiblesse de la colonie de Trinidad et stigmatisé le comportement des Espagnols, lancés dans une recherche chimérique (El Dorado), il concluait en ces termes: «On ne doit rien attendre de ce lieu où affluent des criminels, des prêtres corrompus, des frères apostats et, en général, un séminaire de racailles, à part quelque scandale séditieux lorsqu’ils seront fatigués ou qu’ils désespéreront de trouver ce qu’ils recherchent.» Les gouverneurs successifs ne reçurent aucune aide, aucun renfort de Madrid malgré leurs réclamations et les requêtes du cabildo de Trinidad. Pourtant, la colonie ne possédait pour se défendre contre les Caraïbes et les corsaires étrangers que 70 hommes valides en 1593, 24 colons sans armes en 1625, une milice de 80 colons et 25 Amérindiens «domestiqués» en 1671. Le cabildo en 1700, arguant de la forte mortalité parmi les colons, réclama 25 soldats qui auraient pu être transférés de Guyane. Cet appel resta sans réponse. Une telle faiblesse du système défensif attira les corsaires et le commerce «au bout de la pique».Ce fut d’abord la menace anglaise qui se précisa sur le papier après 1620 par plusieurs donations des îles Caribbees qui englobaient Trinidad et Tobago. En 1637, les Hollandais attaquèrent et incendièrent la capitale, San Josef de Oruna – fondée en 1592 – et rançonnèrent les colons. Les Amérindiens, qui constituaient un stock où l’on puisait la main-d’œuvre, se révoltèrent plusieurs fois contre le système esclavagiste qui s’organisait à leurs dépens. Le 1er décembre 1699, les Amérindiens regroupés dans la mission de San Francisco de los Arenales se révoltèrent, tuèrent les frères capucins et brûlèrent la mission avant de dresser une embuscade meurtrière au gouverneur.Placée à l’écart des routes maritimes les plus fréquentées, Trinidad s’étiola dans l’indifférence complète de Madrid jusqu’en 1777. San Josef, la capitale, symbolisa cette négligence, ne comptant en 1772 que 326 Espagnols et 417 Amérindiens vivant tous dans des cases de terre battue aux toits de palme. Après avoir accepté les propositions d’un planteur français établi à la Grenade, Philippe-Rose Roume de Saint-Laurent, qui visita l’île en mai 1777, le gouvernement espagnol promulgua le 24 novembre 1783 une cédule ouvrant l’île aux colons étrangers, essentiellement français. Un gouverneur, don José María Chacón, fut chargé de réorganiser l’administration de l’île et de construire une économie fondée sur la production sucrière. En outre, Chacón s’attaqua au problème des latifundia, accordant trois mois aux colons pour justifier leur occupation des terres, promulgua un Code noir (cédule de 1789) et partagea l’île en trois divisions administratives. Un recensement de Trinidad en 1797 faisait état de 17 718 habitants dont 2 151 Blancs, 4 476 gens de couleur, 1 082 Amérindiens et 10 009 Nègres. La production sucrière s’élevait alors à 7 800 barriques pour 159 plantations, tandis que 130 caféières produisaient 330 000 livres de café, 60 plantations de cacao fournissaient 96 000 livres et 103 plantations de coton produisaient 224 000 livres. L’arrivée de colons français accompagnés de leurs esclaves et de leurs capitaux entre 1777 et 1797 eut une influence décisive sur la société et l’économie de Trinidad. Pourtant, après 1790, la domination britannique se fit durement sentir dans cette partie de la mer des Caraïbes et, le 17 février 1797, le gouverneur Chacón dut capituler devant des forces britanniques commandées par sir Ralph Abercromby. Trinidad devint anglaise après trois cents ans de colonisation espagnole. C’est vers 1790 qu’un petit village de pêcheurs, Port of Spain, commença à prendre de l’importance, rassemblant 632 habitants en 1777, 3 025 en 1784 et 4 525 en 1797, devenant le siège du cabildo et un centre commercial réputé.Retour page principale |
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