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Alizes Plaisance


11.09.2010

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Location bateaux aux antilles
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Tuesday, 29 July 2008 15:34
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Le catamaran, bateau à vivre

 

Bonjour de Martinique

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Location bateaux aux antilles

La location de bateaux aux antilles se déroule principalement dans le port du Marin. La location de bateaux aux antilles est réalisée dans un cadre fixe défini par le contrat de la fédération des industries  Nautiques (FIN).

TRINIDAD ET TOBAGO

 

De l’autonomie à l’indépendance

 

Population et politique

 Trinidad reçut d’Asie environ 145           000       Indiens de 1838 à 1917, ainsi que des Africains. Cette immigration, pratiquée pour des raisons politiques et économiques jusqu’en 1921, fit progresser le nombre des habitants qui s’élevait à 73     000 en 1844, 273         900 en 1899 et à 412     783 en 1931. La population de l’île (1     184       106       hab. au recensement de 1990) se répartit très inégalement sur un territoire compris entre la capitale Port of Spain (50   878       hab. en 1990) ou Chaguanas (56       601       hab.) et la pointe Icacos au sud-ouest de l’île. 85 p.      100 de la population totale vivent ainsi sur 38 p.             100 du territoire, le reste se répartissant dans de petites villes: San Fernando (30          092), Point Fortin (20    025), La Brea, Sangre Grande, Couva, Río Claro, Siparia. Tobago (50            292       hab. en 1990) est située à 30,7  kilomètres au nord-est de Trinidad; sa ville principale est Scarborough (3       000       hab.). La composition ethnique des deux îles était la suivante en 1990: Indiens (asiatiques) 40,3 p.    100, Noirs 39,6 p.         100, Métis 18,4 p.         100, Blancs 0,6 p.         100, Chinois 0,4 p.   100, autres 0,7 p.          100. Cette complexité ethnique a des répercussions sur le plan confessionnel où se distinguent catholiques romains (29,4 p.           100), hindous (23,8 p.   100), anglicans (10,9 p.             100), musulmans (5,8 p.         100), autres chrétiens et autres (30,1 p.             100).Le système de Crown Colony fortement contesté après la Première Guerre mondiale fut aménagé par Londres. Une commission dirigée par le sous-secrétaire d’État aux Colonies, le major E.        F.         L. Wood, en visite aux Caraïbes en 1921-1922, fut chargée de proposer des réformes. Elle se heurta à l’opposition de la Chambre de commerce et à la Société d’agriculture, hostiles à tout changement constitutionnel, ainsi qu’à la division des Indiens mais obtint l’aide de la Trinidad Working Men’s Association (T.W.A.) fondée en 1897. Un nouveau Conseil législatif de 26         membres –       dont 7 élus parmi des propriétaires terriens anglophones    – fut établi après les élections du 7       février 1925, les premières après 128             ans de colonialisme britannique. Seulement 6 p.           100 de la population (6             832       personnes sur 244             551) purent voter. Le capitaine Arthur Andrew Cipriani (1875-1945), alors président depuis 1923 de la T.W.A., entra au Conseil. D’origine corse, cet ancien officier du British West Indian Regiment, qui avait défendu des soldats antillais victimes du racisme, devint une figure marquante du syndicalisme et créa le Trinidad Labour Party en 1934, sur une base socialiste.La crise économique de 1929 eut des répercussions sociales pendant la décennie 1930-1940. Grèves et émeutes se succédèrent, exacerbées par les penseurs du panafricanisme (Marcus Garvey, George Padmore) et l’invasion de l’Éthiopie par l’Italie en 1935. Des personnalités syndicales et politiques telles que Tubal Uriah «Buzz» Butler –     arrêté après les troubles de juin 1937     –, Adrian Cola Rienzi, Timothy Roodal, Jim Headley, Dudley Mahon et Elma François émergèrent sur le plan syndical et politique.Un processus de décolonisation, stimulé par les efforts culturels d’une pléiade d’écrivains, d’artistes et d’universitaires (C.             L.         R. James, Alfredo Mendes, Eric Williams) s’instaura avec les élections au suffrage universel de 1946 et de 1950. Un nouveau parti nationaliste se constitua autour des classes moyennes créoles en 1956 et parvint à surmonter l’atomisation du champ politique. Le P.N.M. (People’s National Movement) dirigé par l’historien Eric Williams, qui se démarqua des syndicats, des partis traditionnels et du socialisme, remporta les élections du 24           septembre 1956 et celles du 4        décembre 1961. Ce parti put s’orienter, malgré l’opposition du Trinidad Democratic Labour Party (D.L.P.), vers l’indépendance accordée en 1962, après l’expérience avortée d’une fédération des West Indies (1958-1962). La Constitution de 1961 établissait un Sénat de 19             membres et une Chambre de 30            membres élus pour cinq ans (ce nombre sera porté plus tard à 36). Eric Williams, Premier ministre de 1959 à 1981, dut subir les assauts d’une opposition indienne, ceux du «pouvoir noir» de Stokeley Carmichael, les grèves et les émeutes de février 1970 surmontées grâce à l’appui discret de la marine américaine, et les troubles sociaux de 1975 (Bloody Tuesday March       ). Il avait pourtant remporté les élections législatives six fois consécutives, jusqu’à sa mort brutale le 29             mars 1981. Le 11          novembre 1981, le P.N.M. obtint 26 des 36 sièges de la Chambre, battant l’Organisation pour la reconstruction nationale (U.R.N.), une coalition de trois partis progressistes et le Comité pour une action nationale conjointe. George C. Chambers, son successeur à la tête du P.N.M., devint Premier ministre.       Structures économiques

Les industries pétrolières

Le gisement d’asphalte naturel de La Brea –      lac de près de 50          ha        – découvert en 1866 fut exploité commercialement dès 1907. La production, de 320       000       m3 vers 1915, 3            500       000       m3 en 1942, passa à 6          000       000       m3 en 1960 et à 13       300       000       m3 en 1977-1978 quand furent ouverts les gisements off shore en 1954. La production terrestre a représenté environ 20 p.        100 de la production totale de 1978 à 1983. Six consortiums, dont Amaco qui produit 55 p.   100 du pétrole brut, traitent les hydrocarbures. Il existe deux raffineries: Trintoc, contrôlée par l’État, ayant une capacité de 85            000       barils par jour et Texaco à Pointe-à-Pierre au sud du complexe industriel de Point Lisas (350            000       barils par jour). En 1981, 57,3 p.           100 du pétrole brut, raffiné à Trinidad, venaient d’Arabie Saoudite, 21,8 p.        100 de Trinidad même, 20,6 p.  100 d’Indonésie, 0,2 p.  100 du Mexique et 0,1 p.          100 d’Afrique de l’Ouest. La crise mondiale et l’effondrement des cours ont obligé les deux raffineries à réduire considérablement leur capacité de transformation. Texaco a démantelé plusieurs unités de distillation pour réduire sa capacité à 130        000             barils en mars 1982. Trintoc, qui enregistre de grosses pertes financières, traitait en 1981 une moyenne de 38   000             barils. La découverte en 1967 d’une immense réserve de gaz sur le littoral permet au pays de soutenir l’effort d’industrialisation et de stabiliser les revenus. La production croissante depuis 1975 a atteint 198          000       000 de mètres cubes en 1981. Le projet présenté par le président Ronald Reagan en 1982, le Caribbean Basin Initiative, intéresse le développement économique de Trinidad et Tobago.

Le secteur agricole

La production agricole a beaucoup souffert de la transformation économique due à l’augmentation des revenus pétroliers. Les travaux agricoles dépréciés, l’exode rural s’accélérant, la consommation de produits venant de l’étranger s’intensifiant –             en particulier en provenance de l’ancienne puissance coloniale  –, le Premier ministre, Eric Williams, dut lancer un appel en 1975 «afin de renverser la tendance croissante parmi la population qui prend en aversion les travaux agricoles». Les dépenses publiques en faveur du secteur agricole entre 1975 et 1981 s’élevèrent au total de 2   095,8    millions de dollars TT. George Chambers, alors Premier ministre, a déclaré en 1982 que, «malgré ces investissements substantiels, la performance du secteur agricole a été encore plus basse que prévu». L’industrie sucrière en crise ne produit plus que 93      000       tonnes de sucre brut en 1981 contre 250          000       tonnes en 1965. Les raffineries, au nombre de cinquante vers 1895, n’étaient plus que cinq en 1982. Le volume des exportations passait de 158       000       tonnes en 1976 à 64      000       tonnes en 1980. La chute de la production imposa une augmentation des importations: à la fin de novembre 1981, près de 18      000             tonnes de sucre non raffiné venaient des États-Unis.L’agriculture d’exportation fondée sur le cacao, le café et les agrumes enregistre une baisse de production. Le cacao, dont la production atteignait de 25       000 à 30           000       tonnes entre 1900 et 1930 (10 p.           100 de la production mondiale en 1920) après une baisse rapide, se stabilise à 3         000       tonnes environ depuis 1976 grâce aux soins du département Cocoa Research Unit de l’université des West Indies.Un effort est entrepris par le gouvernement pour diminuer la facture des importations alimentaires: céréales, viande et produits dérivés, fruits, légumes et produits laitiers. Le pays produit environ de 18 à 20            millions de livres de poisson, ce qui correspond à la moitié de ses besoins. Il doit importer l’autre moitié. Un projet d’exploitation de la forêt (teck et pins des Caraïbes) est associé à un effort de promotion des produits locaux. Après les États-Unis, la Communauté européenne (C.E.E.) est alors le deuxième fournisseur et le deuxième client de Trinidad et Tobago. Le pays importe une gamme de produits allant d’engins mécanisés aux objets d’art de collection et il exporte des dérivés du pétrole, du sucre pour raffinage (quota de 69     000       tonnes prévu par le Protocole sucrier), des produits chimiques, du cacao, du rhum, du café. La balance commerciale Trinidad et Tobago-C.E.E. accusait un déficit constant de 1970 à 1979. La tendance s’est légèrement redressée en 1980. La C.E.E. participe à plusieurs projets, en particulier au reboisement des deux îles, à l’adduction d’eau et à la production de grumes.

En dehors d’un effort orienté vers le tourisme, le gouvernement de Trinidad et Tobago cherche à poser, dans le cadre d’une coopération culturelle, «le problème des objets artistiques et culturels emportés ... [qui] se trouvent maintenant en Europe» (interview de James O’Neil Lewis, ambassadeur de Trinidad et Tobago, in Le Courrier ACP        , no 78, mars-avr. 1983).

 

Protectionnisme et ouverture

Après la disparition d’Eric Williams, l’économie du pays a été caractérisée par une forte tendance au protectionnisme, une diversification et une consolidation des activités industrielles de Trinidad. Il s’agissait, pour le plus riche des membres du Caricom, de faire face à l’effondrement des prix du pétrole et à la diminution de ses réserves. Cela entraîna une sensible réduction des relations commerciales inter-Caraïbes.La Trinidad and Tobago Manufacturers’ Association a demandé au gouvernement de ne pas modifier les restrictions aux importations, le niveau des exportations ne faisant que stagner dans le cadre du Caricom. L’objectif gouvernemental était d’encourager les entreprises locales, la création d’industries nouvelles et les investissements extérieurs pour modifier les termes de la dépendance du pays à l’égard du pétrole, qui représenta longtemps 90 p.             100 des exportations.La Banque centrale de Trinidad indiquait dans son rapport annuel de 1985 une diminution de 7,4 p.       100 du produit intérieur brut. Le déficit de la balance des paiements atteignait alors 1,7             billion de dollars TT (1   dollar US                   3,6             dollars TT).Les autorités de Port of Spain avaient négligé le secteur agricole au profit de la production pétrolière. Des subventions ont dû être allouées pour le soutien de l’industrie sucrière. L’abandon de la culture de la canne à sucre dans plusieurs régions de l’île vise une diversification de la production agricole et un ajustement de la production aux besoins de la consommation locale.Le Premier ministre, George Chambers, dévalua le dollar TT de 33,8 p.  100 en décembre 1985. Un programme de développement des industries lourdes –           pétrochimiques notamment       – fut confirmé en 1986, ainsi que l’appel à des capitaux du Moyen-Orient.Les élections législatives de décembre 1986 ont mis un terme à trente ans de pouvoir du People’s National Movement (P.N.M.). Elles se soldèrent en effet par la victoire de l’Alliance nationale pour la reconstruction (National Alliance for Reconstruction, N.A.R.) qui remporta 33           sièges sur les 36 à pourvoir. La N.A.R., créée en 1985, regroupait plusieurs partis d’opposition au P.N.M. Son leader, l’avocat Arthur Robinson, fut alors élu Premier ministre.La sécession de la composante indienne de la N.A.R. en 1989 et la tentative de coup d’État du groupe musulman Jamaat al-Muslimeen, le 27           juillet 1990, redonnent le pouvoir au P.N.M. (21 des 36  sièges du Parlement), lors des élections du 16        décembre 1991 et, le 17, Patrick Mauning devient Premier ministre. 

 

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Last Updated on Monday, 08 September 2008 22:15
 
 
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