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| Tuesday, 29 July 2008 15:34 | ||||||||||||
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Location bateaux aux antillesLa location de bateaux aux antilles se déroule principalement dans le port du Marin. La location de bateaux aux antilles est réalisée dans un cadre fixe défini par le contrat de la fédération des industries Nautiques (FIN).TRINIDAD ET TOBAGODe l’autonomie à l’indépendancePopulation et politiqueTrinidad reçut d’Asie environ 145 000 Indiens de 1838 à 1917, ainsi que des Africains. Cette immigration, pratiquée pour des raisons politiques et économiques jusqu’en 1921, fit progresser le nombre des habitants qui s’élevait à 73 000 en 1844, 273 900 en 1899 et à 412 783 en 1931. La population de l’île (1 184 106 hab. au recensement de 1990) se répartit très inégalement sur un territoire compris entre la capitale Port of Spain (50 878 hab. en 1990) ou Chaguanas (56 601 hab.) et la pointe Icacos au sud-ouest de l’île. 85 p. 100 de la population totale vivent ainsi sur 38 p. 100 du territoire, le reste se répartissant dans de petites villes: San Fernando (30 092), Point Fortin (20 025), La Brea, Sangre Grande, Couva, Río Claro, Siparia. Tobago (50 292 hab. en 1990) est située à 30,7 kilomètres au nord-est de Trinidad; sa ville principale est Scarborough (3 000 hab.). La composition ethnique des deux îles était la suivante en 1990: Indiens (asiatiques) 40,3 p. 100, Noirs 39,6 p. 100, Métis 18,4 p. 100, Blancs 0,6 p. 100, Chinois 0,4 p. 100, autres 0,7 p. 100. Cette complexité ethnique a des répercussions sur le plan confessionnel où se distinguent catholiques romains (29,4 p. 100), hindous (23,8 p. 100), anglicans (10,9 p. 100), musulmans (5,8 p. 100), autres chrétiens et autres (30,1 p. 100).Le système de Crown Colony fortement contesté après la Première Guerre mondiale fut aménagé par Londres. Une commission dirigée par le sous-secrétaire d’État aux Colonies, le major E. F. L. Wood, en visite aux Caraïbes en 1921-1922, fut chargée de proposer des réformes. Elle se heurta à l’opposition de la Chambre de commerce et à la Société d’agriculture, hostiles à tout changement constitutionnel, ainsi qu’à la division des Indiens mais obtint l’aide de la Trinidad Working Men’s Association (T.W.A.) fondée en 1897. Un nouveau Conseil législatif de 26 membres – dont 7 élus parmi des propriétaires terriens anglophones – fut établi après les élections du 7 février 1925, les premières après 128 ans de colonialisme britannique. Seulement 6 p. 100 de la population (6 832 personnes sur 244 551) purent voter. Le capitaine Arthur Andrew Cipriani (1875-1945), alors président depuis 1923 de la T.W.A., entra au Conseil. D’origine corse, cet ancien officier du British West Indian Regiment, qui avait défendu des soldats antillais victimes du racisme, devint une figure marquante du syndicalisme et créa le Trinidad Labour Party en 1934, sur une base socialiste.La crise économique de 1929 eut des répercussions sociales pendant la décennie 1930-1940. Grèves et émeutes se succédèrent, exacerbées par les penseurs du panafricanisme (Marcus Garvey, George Padmore) et l’invasion de l’Éthiopie par l’Italie en 1935. Des personnalités syndicales et politiques telles que Tubal Uriah «Buzz» Butler – arrêté après les troubles de juin 1937 –, Adrian Cola Rienzi, Timothy Roodal, Jim Headley, Dudley Mahon et Elma François émergèrent sur le plan syndical et politique.Un processus de décolonisation, stimulé par les efforts culturels d’une pléiade d’écrivains, d’artistes et d’universitaires (C. L. R. James, Alfredo Mendes, Eric Williams) s’instaura avec les élections au suffrage universel de 1946 et de 1950. Un nouveau parti nationaliste se constitua autour des classes moyennes créoles en 1956 et parvint à surmonter l’atomisation du champ politique. Le P.N.M. (People’s National Movement) dirigé par l’historien Eric Williams, qui se démarqua des syndicats, des partis traditionnels et du socialisme, remporta les élections du 24 septembre 1956 et celles du 4 décembre 1961. Ce parti put s’orienter, malgré l’opposition du Trinidad Democratic Labour Party (D.L.P.), vers l’indépendance accordée en 1962, après l’expérience avortée d’une fédération des West Indies (1958-1962). La Constitution de 1961 établissait un Sénat de 19 membres et une Chambre de 30 membres élus pour cinq ans (ce nombre sera porté plus tard à 36). Eric Williams, Premier ministre de 1959 à 1981, dut subir les assauts d’une opposition indienne, ceux du «pouvoir noir» de Stokeley Carmichael, les grèves et les émeutes de février 1970 surmontées grâce à l’appui discret de la marine américaine, et les troubles sociaux de 1975 (Bloody Tuesday March ). Il avait pourtant remporté les élections législatives six fois consécutives, jusqu’à sa mort brutale le 29 mars 1981. Le 11 novembre 1981, le P.N.M. obtint 26 des 36 sièges de la Chambre, battant l’Organisation pour la reconstruction nationale (U.R.N.), une coalition de trois partis progressistes et le Comité pour une action nationale conjointe. George C. Chambers, son successeur à la tête du P.N.M., devint Premier ministre. Structures économiquesLes industries pétrolièresLe gisement d’asphalte naturel de La Brea – lac de près de 50 ha – découvert en 1866 fut exploité commercialement dès 1907. La production, de 320 000 m3 vers 1915, 3 500 000 m3 en 1942, passa à 6 000 000 m3 en 1960 et à 13 300 000 m3 en 1977-1978 quand furent ouverts les gisements off shore en 1954. La production terrestre a représenté environ 20 p. 100 de la production totale de 1978 à 1983. Six consortiums, dont Amaco qui produit 55 p. 100 du pétrole brut, traitent les hydrocarbures. Il existe deux raffineries: Trintoc, contrôlée par l’État, ayant une capacité de 85 000 barils par jour et Texaco à Pointe-à-Pierre au sud du complexe industriel de Point Lisas (350 000 barils par jour). En 1981, 57,3 p. 100 du pétrole brut, raffiné à Trinidad, venaient d’Arabie Saoudite, 21,8 p. 100 de Trinidad même, 20,6 p. 100 d’Indonésie, 0,2 p. 100 du Mexique et 0,1 p. 100 d’Afrique de l’Ouest. La crise mondiale et l’effondrement des cours ont obligé les deux raffineries à réduire considérablement leur capacité de transformation. Texaco a démantelé plusieurs unités de distillation pour réduire sa capacité à 130 000 barils en mars 1982. Trintoc, qui enregistre de grosses pertes financières, traitait en 1981 une moyenne de 38 000 barils. La découverte en 1967 d’une immense réserve de gaz sur le littoral permet au pays de soutenir l’effort d’industrialisation et de stabiliser les revenus. La production croissante depuis 1975 a atteint 198 000 000 de mètres cubes en 1981. Le projet présenté par le président Ronald Reagan en 1982, le Caribbean Basin Initiative, intéresse le développement économique de Trinidad et Tobago.Le secteur agricoleLa production agricole a beaucoup souffert de la transformation économique due à l’augmentation des revenus pétroliers. Les travaux agricoles dépréciés, l’exode rural s’accélérant, la consommation de produits venant de l’étranger s’intensifiant – en particulier en provenance de l’ancienne puissance coloniale –, le Premier ministre, Eric Williams, dut lancer un appel en 1975 «afin de renverser la tendance croissante parmi la population qui prend en aversion les travaux agricoles». Les dépenses publiques en faveur du secteur agricole entre 1975 et 1981 s’élevèrent au total de 2 095,8 millions de dollars TT. George Chambers, alors Premier ministre, a déclaré en 1982 que, «malgré ces investissements substantiels, la performance du secteur agricole a été encore plus basse que prévu». L’industrie sucrière en crise ne produit plus que 93 000 tonnes de sucre brut en 1981 contre 250 000 tonnes en 1965. Les raffineries, au nombre de cinquante vers 1895, n’étaient plus que cinq en 1982. Le volume des exportations passait de 158 000 tonnes en 1976 à 64 000 tonnes en 1980. La chute de la production imposa une augmentation des importations: à la fin de novembre 1981, près de 18 000 tonnes de sucre non raffiné venaient des États-Unis.L’agriculture d’exportation fondée sur le cacao, le café et les agrumes enregistre une baisse de production. Le cacao, dont la production atteignait de 25 000 à 30 000 tonnes entre 1900 et 1930 (10 p. 100 de la production mondiale en 1920) après une baisse rapide, se stabilise à 3 000 tonnes environ depuis 1976 grâce aux soins du département Cocoa Research Unit de l’université des West Indies.Un effort est entrepris par le gouvernement pour diminuer la facture des importations alimentaires: céréales, viande et produits dérivés, fruits, légumes et produits laitiers. Le pays produit environ de 18 à 20 millions de livres de poisson, ce qui correspond à la moitié de ses besoins. Il doit importer l’autre moitié. Un projet d’exploitation de la forêt (teck et pins des Caraïbes) est associé à un effort de promotion des produits locaux. Après les États-Unis, la Communauté européenne (C.E.E.) est alors le deuxième fournisseur et le deuxième client de Trinidad et Tobago. Le pays importe une gamme de produits allant d’engins mécanisés aux objets d’art de collection et il exporte des dérivés du pétrole, du sucre pour raffinage (quota de 69 000 tonnes prévu par le Protocole sucrier), des produits chimiques, du cacao, du rhum, du café. La balance commerciale Trinidad et Tobago-C.E.E. accusait un déficit constant de 1970 à 1979. La tendance s’est légèrement redressée en 1980. La C.E.E. participe à plusieurs projets, en particulier au reboisement des deux îles, à l’adduction d’eau et à la production de grumes.En dehors d’un effort orienté vers le tourisme, le gouvernement de Trinidad et Tobago cherche à poser, dans le cadre d’une coopération culturelle, «le problème des objets artistiques et culturels emportés ... [qui] se trouvent maintenant en Europe» (interview de James O’Neil Lewis, ambassadeur de Trinidad et Tobago, in Le Courrier ACP , no 78, mars-avr. 1983).
Protectionnisme et ouvertureAprès la disparition d’Eric Williams, l’économie du pays a été caractérisée par une forte tendance au protectionnisme, une diversification et une consolidation des activités industrielles de Trinidad. Il s’agissait, pour le plus riche des membres du Caricom, de faire face à l’effondrement des prix du pétrole et à la diminution de ses réserves. Cela entraîna une sensible réduction des relations commerciales inter-Caraïbes.La Trinidad and Tobago Manufacturers’ Association a demandé au gouvernement de ne pas modifier les restrictions aux importations, le niveau des exportations ne faisant que stagner dans le cadre du Caricom. L’objectif gouvernemental était d’encourager les entreprises locales, la création d’industries nouvelles et les investissements extérieurs pour modifier les termes de la dépendance du pays à l’égard du pétrole, qui représenta longtemps 90 p. 100 des exportations.La Banque centrale de Trinidad indiquait dans son rapport annuel de 1985 une diminution de 7,4 p. 100 du produit intérieur brut. Le déficit de la balance des paiements atteignait alors 1,7 billion de dollars TT (1 dollar US = 3,6 dollars TT).Les autorités de Port of Spain avaient négligé le secteur agricole au profit de la production pétrolière. Des subventions ont dû être allouées pour le soutien de l’industrie sucrière. L’abandon de la culture de la canne à sucre dans plusieurs régions de l’île vise une diversification de la production agricole et un ajustement de la production aux besoins de la consommation locale.Le Premier ministre, George Chambers, dévalua le dollar TT de 33,8 p. 100 en décembre 1985. Un programme de développement des industries lourdes – pétrochimiques notamment – fut confirmé en 1986, ainsi que l’appel à des capitaux du Moyen-Orient.Les élections législatives de décembre 1986 ont mis un terme à trente ans de pouvoir du People’s National Movement (P.N.M.). Elles se soldèrent en effet par la victoire de l’Alliance nationale pour la reconstruction (National Alliance for Reconstruction, N.A.R.) qui remporta 33 sièges sur les 36 à pourvoir. La N.A.R., créée en 1985, regroupait plusieurs partis d’opposition au P.N.M. Son leader, l’avocat Arthur Robinson, fut alors élu Premier ministre.La sécession de la composante indienne de la N.A.R. en 1989 et la tentative de coup d’État du groupe musulman Jamaat al-Muslimeen, le 27 juillet 1990, redonnent le pouvoir au P.N.M. (21 des 36 sièges du Parlement), lors des élections du 16 décembre 1991 et, le 17, Patrick Mauning devient Premier ministre.>intro |
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| Last Updated on Monday, 08 September 2008 22:15 |











