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Location bateaux martinique La location de bateaux en Martinique se déroule principalement dans le port du Marin. Les bateaux partent du Marin vers le sud en direction des Grenadines. Des skippers peuvent accompagner les personnes pendant une période d’une journée à toute la durée du séjour. La location bateaux en Martinique est réalisée dans un cadre fixe défini par le contrat de la fédération des industries Nautiques (FIN). Les vacances sont faites pour se faire plaisir.
Histoire MARTINIQUE La conquête Christophe Colomb rencontra le 13 janvier 1493 – lors de son premier voyage – les Ciguayos du nord de Haïti dans le golfe des Flèches, qui lui parlèrent des îles de Carib et de Matinino. Il nota sur son journal de bord que cette dernière, où il y avait beaucoup d’or, était habitée par des femmes seules. À certaines époques de l’année, les hommes venaient leur rendre visite, de l’île de Carib. Si elles donnaient le jour à un garçon, elles l’envoyaient dans l’île des hommes et, si c’était une fille, elles la gardaient dans la leur. Colomb envisageait de se rendre dans ces deux îles pour en ramener quelques spécimens et les montrer en Espagne, mais il dut se résoudre à prendre le chemin du retour à cause des deux caravelles qui prenaient l’eau. Par la suite, les conquistadores enrichirent cette légende de Matinino, l’île aux femmes, en associant ces dernières aux Amazones. Colomb, qui recherchait des preuves orientales de son périple, se contenta de propager le mythe des îles Masculine et Féminine tiré de la lecture des auteurs arabo-musulmans.La conquête et la colonisation françaises de la Martinique débutèrent quand Pierre Belain d’Esnambuc y débarqua, le 15 septembre 1635, avec une centaine d’habitants de l’île de Saint-Christophe. La Compagnie de Saint-Christophe, créée le 31 octobre 1626 sous la houlette de Richelieu, avait nommé D’Esnambuc gouverneur de l’île – que les Français partageaient avec les Anglais depuis 1625 – et l’avait engagé à s’emparer des îles voisines encore inoccupées. Il envisagea de coloniser la Guadeloupe, qui lui semblait la plus favorisée sur le plan géographique, mais il fut devancé par un de ses lieutenants, Charles Liénard de l’Olive, riche habitant de Saint-Christophe. L’Olive, après la création de la Compagnie des îles d’Amérique (1635-1650), entreprit avec son associé, Jean Duplessis, la conquête de la Guadeloupe, le 25 juin 1635. Mécontent, D’Esnambuc refusa d’aider les colons en difficulté – manquant surtout de vivres – en Guadeloupe, et prit possession de la Martinique. Il laissait, avant de repartir pour Saint-Christophe, le commandement à son lieutenant Jean Du Pont qui disparaissait en mer en décembre 1635, prisonnier des Espagnols, puis à Jacques Dyel Du Parquet, son neveu. À la mort de D’Esnambuc, en juin 1637, la Compagnie confirma Du Parquet au poste de lieutenant général de la Martinique, sous l’autorité du capitaine général siégeant à Saint-Christophe. Ce dernier poste revint, le 6 janvier 1638, au commandeur Philippe de Longvilliers de Poincy, qui devint gouverneur général des îles françaises. Sous la férule de Du Parquet, gouverneur et sénéchal, pour le compte de la Compagnie des îles d’Amérique jusqu’en 1650, la Martinique se développa en évitant – comme en Guadeloupe – de se heurter trop brutalement aux indigènes Karibs. La conquête des îles voisines – Sainte-Lucie et Grenade – s’effectua cependant à leur détriment. Les quatre directeurs de la Compagnie à Paris veillaient surtout au bon rendement financier des îles. Ils organisèrent un système administratif comprenant un commis général associé à des commis, percepteurs, écrivains, contrôleurs qui devaient tenir des registres et les états périodiques à leur adresser. La Compagnie, qui avait proclamé son intention de convertir les indigènes, n’envoya pas de religieux. Les colons durent faire venir à leurs frais un ou deux prêtres séculiers. Les colons se répartissaient en compagnies de milice commandées par un capitaine, secondé par des lieutenants, enseignes et sergents. Il existait en 1640 quatre compagnies disposées sur les quartiers du Carbet, de Saint-Pierre, du Prêcheur et de Case-Pilote. Les officiers de milice se réunissaient en conseil de guerre chaque fois qu’un problème concernant la sûreté de l’île se posait. C’est ce conseil qui devint en 1642 une cour souveraine ou supérieure, chargée, sous la présidence du gouverneur, de la justice – des jugements en appel –, de l’enregistrement des édits royaux avec le droit de remontrance, et même des ordonnances de police. Capitaines et officiers jouissaient de privilèges, dont certaines exonérations de droits. «Tous les habitants, écrit le chroniqueur Du Tertre, les honorent et leur obéissent comme s’ils étaient leurs soldats.»Après la mort de Richelieu en décembre 1642 et de Louis XIII en mai 1643, la désignation d’un protégé de la reine, Noël Patrocle de Thoisy, comme successeur du commandeur de Poincy déclencha les troubles dans les îles. Poincy refusa de quitter son poste et, avec l’aide des Anglais, il repoussa Thoisy qui se réfugia en Guadeloupe. Du Parquet prit le parti de Thoisy et, en janvier 1646, il débarqua à Saint-Christophe où il fut fait prisonnier. Ses amis de Martinique se saisirent de Thoisy et l’échangèrent contre Poincy. La Compagnie en difficulté décida de vendre la Guadeloupe et ses îles (Marie-Galante, la Désirade et les Saintes) aux associés Houel-Boisseret, le 4 septembre 1649. Saint-Christophe et ses dépendances furent cédées à l’ordre de Malte, auquel appartenait de Poincy, et la Martinique, Sainte-Lucie, la Grenade et les Grenadines à Du Parquet, le 27 septembre 1650.Jacques Du Parquet, seigneur propriétaire, fut fait par le roi, le 22 octobre 1651, «gouverneur et lieutenant général des îles de la Martinique, Sainte-Alousie, Grenade et Grenadines». Jusqu’à sa mort, en 1658, il favorisa l’établissement des Hollandais et des juifs portugais expulsés du Brésil. Sous leur impulsion commença la production du sucre et s’organisa le système esclavagiste. La disparition de Du Parquet ouvrit une période de troubles politiques et sociaux. Des raids meurtriers entrepris contre les Karibs de Capesterre avec l’appui des jésuites et des dominicains déclenchèrent les représailles des indigènes. Le traité de 1660 rétablit la paix dans les îles françaises et anglaises. La Martinique comptait à cette date 2 580 Français ou Européens, 2 683 Africains, «mulâtres» et «sauvages», soit 5 263 individus. Cette population se répartissait entre Le Prêcheur et Case-Pilote en six cent vingt et une habitations organisées en sept compagnies de milice. Les jésuites, en 1660, possédaient une sucrerie et des esclaves.Colbert fonda, en mai 1664, la Compagnie des Indes occidentales et envoya Prouville de Tracy dans les îles afin de rétablir l’ordre (règlement du 17 mars 1665). La Compagnie dépêcha le gouverneur Robert de Clodoré et l’intendant De Chambre avec des marchandises – en nombre très insuffisant, selon les colons.Ils se heurtèrent aux «habitants» qui trafiquaient avec les Hollandais. Une tentative de «guerre aux Nègres marrons» en avril 1665 fut suivie d’une période de conflit contre les Anglais en 1666-1667. Saint-Pierre réussit à repousser une attaque de la flotte ennemie du 29 juin au 11 juillet 1667.La désignation de Jean-Charles de Baas, gouverneur général de 1669 à 1679, officialisa le poste. Il appliqua les instructions de Colbert malgré les habitants «farouches et mutins» livrés au «libertinage», aux «mauvaises habitudes» qu’ils ont contractées et leur «aversion invincible [...] contre la Compagnie».Au cours de la guerre de la France contre les Provinces-Unies en juillet 1674, la flotte commandée par l’amiral Michael Adriaanzoon de Ruyter (1607-1676) attaqua la Martinique avec quarante-quatre vaisseaux. La Compagnie des Indes occidentales qui administrait l’île fut dissoute en décembre 1674. La Martinique devint alors une colonie française dotée d’une administration civile et militaire. À sa tête, le gouverneur général, l’intendant et, depuis 1672, un gouverneur particulier étaient les principaux agents de cet État colonial. L’île devint le siège du gouvernement général des îles d’Amérique, qui exerçait une autorité théorique sur toutes les colonies françaises de la zone des Caraïbes, y compris la Guyane. En 1714, un deuxième gouvernement général, dit des îles sous le Vent, fut créé, siégeant à Saint-Domingue. Le gouverneur général de Fort-Royal en Martinique n’exerçait plus son autorité que sur la Martinique, la Guadeloupe et ses dépendances et sur la Grenade, c’est-à-dire sur les îles dites du Vent.Les administrateurs de la Martinique furent choisis parmi les personnalités de la cour, proches du pouvoir central. Gouverneurs généraux et intendants – à partir de 1679 –, richement rétribués, favorisèrent l’île dans la répartition des hommes, des capitaux, des troupes, des armes et des vivres envoyés de France. Négociants et armateurs des ports de France envoyèrent leurs navires à SaintPierre où, depuis 1668, toutes les prises faites entre les tropiques étaient conduites et vendues. Le cabotage inter-îles disparut peu à peu, et la Martinique concentra à son profit tout le commerce colonial. Les commerçants martiniquais s’enrichirent, et le groupe des commissionnaires de Saint-Pierre, qui servait d’intermédiaire entre les négociants d’Europe et les colons, prit une ampleur politique et sociale.
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